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Juil 07

Inhumation ou crémation, comment choisir ?

Afin de ne pas laisser encore davantage vos proches dans le désarroi, après votre décès, il est sage de prévoir et d’écrire, de votre vivant, vos dernières volontés concernant vos funérailles : le choix entre inhumation et crémation relève de l’intime et peuvent être inscrites dans un contrat d’assurance obsèques le cas échéant.

L’inhumation, les funérailles les plus classiques

Traditionnellement, l’inhumation est le mode de sépulture le plus couramment choisi, par tradition culturelle et religieuse le plus souvent. On parle aussi d’enterrement puisqu’on enterre le cercueil contenant le corps du défunt dans une tombe au cimetière. Par la suite, une sépulture ou monument funéraire sera généralement installée dans le périmètre de la concession, afin d’offrir au défunt un lieu de mémoire auprès duquel ses proches pourront venir se recueillir s’ils le souhaitent.

Les catholiques optent majoritairement pour l’inhumation aujourd’hui mais il faut savoir que le judaïsme et l’islam n’acceptent rien d’autre que l’inhumation.

La crémation, un choix de plus en plus fréquent

La crémation consiste à brûler et réduire en cendres, au sein d’un crématorium, le corps du défunt déposé dans son cercueil. De plus en plus de français, y compris chez les seniors souhaitent opter pour la crémation lors de leur décès et on estime qu’en 2020, 50 % des Français demanderont la crémation. Est-ce lié à un recul des pratiques religieuses ? Peut-être. En effet, l’Église a montré beaucoup de réticence avec le passage au crématorium puisque, pour elle, la base demeure le Christ mort mis au tombeau, puis ressuscité. Aujourd’hui, les esprits et les pratiques ont évolué car rien n’empêche les prières au crématorium si le défunt l’a manifesté.

Le temps où l’urne funéraire contenant les cendres du défunt ornait une étagère du salon est révolu : depuis 2008, la loi Sueur a encadré le sort de l’urne et des cendres qu’elle contient. Il est donc désormais interdit de conserver les cendres à domicile et de les diviser. L’urne reste au crématorium jusqu’à ce que le choix de sa destination ait été fait par la famille qui peut opter pour l’inhumation, le dépôt dans un columbarium, le scellage dans un monument funéraire, la dispersion dans un espace adapté (jardin du souvenir…) ou dans la nature à condition que ce soit un lieu public, toutefois hors des voies publiques, mais pas un lieu privé, ni une source ni un jardin. Il peut s’agir de la forêt, d’une rivière, de l’océan…

Inhumation ou crémation : des coûts différents

Contrairement à une idée reçue, la crémation est guère moins chère que l’inhumation, même si, bien évidemment, les prix peuvent varier en fonction des agences de pompes funèbres, des services demandés, du cercueil choisi, etc.

Selon une étude de l’UFC Que Choisir, en 2015, le prix moyen d’une inhumation en France était de 3350€ contre 3609€ pour une crémation. Il ne faut pas oublier que la crémation va aussi nécessiter un cercueil, en plus d’une urne plus ou moins sophistiquée, et surtout une taxe de crémation qui vient s’ajouter aux frais de crématorium.

Outre ce paramètre économique, et les raisons religieuses évoquées plus haut, le choix en faveur de la crémation peut également être motivé par la déliquescence d’ancrage familial, ce qui est de plus en plus fréquent avec la mobilité géographique et les recompositions familiales qui font disparaitre les « fiefs » familiaux comme le précise N. Guellier du site Parent-Solo.

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